Plus de deux ans après un premier départ raté, l'ex-porte-avions Clemenceau doit quitter Toulon "dans les prochains jours" pour un chantier indien où il sera démantelé, après un long feuilleton autour de son désamiantage."Les chantiers navals de Toulon ont retiré du navire tout l'amiante possible, friable ou accessible, soit 115 tonnes", a déclaré jeudi le porte-parole du ministère de la Défense, Jean-François Bureau, lors d'un point de presse.
"Outre les conditions techniques, les conditions juridiques sont aujourd'hui réunies pour un départ dans les prochains jours de l'ex-Clemenceau vers un chantier naval d'Alang en Inde. Le remorquage devrait durer deux mois", a-t-il ajouté.
"Aucune date précise ne peut être donnée car le remorquage est une opération longue à mettre en place et qui peut faire l'objet d'aléa climatique", a indiqué M. Bureau en réponse à un journaliste.
A l'automne 2003, le Clemenceau avait déjà quitté Toulon pour être démantelé par une société espagnole.
Mais son voyage s'était interrompu quelques jours plus tard, les autorités françaises ayant découvert que le bateau allait être désamianté non en Espagne mais en Turquie, en violation de règles européennes.
Après avoir désigné un nouveau prestataire pour le démantèlement, les autorités avaient décidé de procéder au désamiantage à Toulon.
Mais une polémique est née avec des associations de défense de l'environnement, qui exigeaient que le bateau - qui contient plus de 200 tonnes d'amiante - soit entièrement, et non partiellement, désamianté avant d'être livré aux démolisseurs.
Saisie par des associations, la justice a conclu, par une décision de la Cour d'appel de Paris du 11 octobre, que le juge judiciaire n'était pas compétent pour trancher le litige.
Greenpeace a, la semaine dernière, mené une dernière action spectaculaire sur le navire à Toulon, pour "demander officiellement au gouvernement français de désamianter entièrement le Clemenceau au lieu de vouloir l'exporter en Inde".
Jeudi, le ministère de la Défense a répondu qu'il "n'était pas possible sur le plan technique" de poursuivre le travail de désamiantage déjà accompli "sans menacer la structure du navire".
"Certains ont fait valoir que nous ne respections pas la convention de Bâle (qui s'applique au transport de déchets dangereux). Or l'ex-Clemenceau en tant que bâtiment de guerre n'est pas un déchet", a souligné M. Bureau.
Le chantier de démantèlement, dirigé par la société SDI (Ship Decommissioning industries, filiale du géant allemand Thyssen-Krupp), a reçu les certifications ISO aux titres du management et de la protection de l'environnement, a fait valoir M. Bureau.
"C'est probablement l'un des rares chantiers en Inde ayant ces labels. Les cadres ont été formés en France. Les normes qui y seront appliquées sont équivalentes aux nôtres", a-t-il conclu.
Greenpeace et la Fédération internationale des droits de l'Homme dénoncent régulièrement l'exportation vers le Sud, principalement vers l'Asie, de navires en fin de course dont le Nord ne veut plus.
"Outre les conditions techniques, les conditions juridiques sont aujourd'hui réunies pour un départ dans les prochains jours de l'ex-Clemenceau vers un chantier naval d'Alang en Inde. Le remorquage devrait durer deux mois", a-t-il ajouté. "Aucune date précise ne peut être donnée car le remorquage est une opération longue à mettre en place et qui peut faire l'objet d'aléa climatique", a indiqué M. Bureau en réponse à un journaliste. A l'automne 2003, le Clemenceau avait déjà quitté Toulon pour être démantelé par une société espagnole. Mais son voyage s'était interrompu quelques jours plus tard, les autorités françaises ayant découvert que le bateau allait être désamianté non en Espagne mais en Turquie, en violation de règles européennes. Après avoir désigné un nouveau prestataire pour le démantèlement, les autorités avaient décidé de procéder au désamiantage à Toulon. Mais une polémique est née avec des associations de défense de l'environnement, qui exigeaient que le bateau - qui contient plus de 200 tonnes d'amiante - soit entièrement, et non partiellement, désamianté avant d'être livré aux démolisseurs. Saisie par des associations, la justice a conclu, par une décision de la Cour d'appel de Paris du 11 octobre, que le juge judiciaire n'était pas compétent pour trancher le litige. Greenpeace a, la semaine dernière, mené une dernière action spectaculaire sur le navire à Toulon, pour "demander officiellement au gouvernement français de désamianter entièrement le Clemenceau au lieu de vouloir l'exporter en Inde". Jeudi, le ministère de la Défense a répondu qu'il "n'était pas possible sur le plan technique" de poursuivre le travail de désamiantage déjà accompli "sans menacer la structure du navire". "Certains ont fait valoir que nous ne respections pas la convention de Bâle (qui s'applique au transport de déchets dangereux). Or l'ex-Clemenceau en tant que bâtiment de guerre n'est pas un déchet", a souligné M. Bureau. Le chantier de démantèlement, dirigé par la société SDI (Ship Decommissioning industries, filiale du géant allemand Thyssen-Krupp), a reçu les certifications ISO aux titres du management et de la protection de l'environnement, a fait valoir M. Bureau. "C'est probablement l'un des rares chantiers en Inde ayant ces labels. Les cadres ont été formés en France. Les normes qui y seront appliquées sont équivalentes aux nôtres", a-t-il conclu. Greenpeace et la Fédération internationale des droits de l'Homme dénoncent régulièrement l'exportation vers le Sud, principalement vers l'Asie, de navires en fin de course dont le Nord ne veut plus.
"Les chantiers navals de Toulon ont retiré du navire tout l'amiante possible, friable ou accessible, soit 115 tonnes", a déclaré jeudi le porte-parole du ministère de la Défense, Jean-François Bureau, lors d'un point de presse. "Outre les conditions techniques, les conditions juridiques sont aujourd'hui réunies pour un départ dans les prochains jours de l'ex-Clemenceau vers un chantier naval d'Alang en Inde. Le remorquage devrait durer deux mois", a-t-il ajouté. "Aucune date précise ne peut être donnée car le remorquage est une opération longue à mettre en place et qui peut faire l'objet d'aléa climatique", a indiqué M. Bureau en réponse à un journaliste. A l'automne 2003, le Clemenceau avait déjà quitté Toulon pour être démantelé par une société espagnole. Mais son voyage s'était interrompu quelques jours plus tard, les autorités françaises ayant découvert que le bateau allait être désamianté non en Espagne mais en Turquie, en violation de règles européennes. Après avoir désigné un nouveau prestataire pour le démantèlement, les autorités avaient décidé de procéder au désamiantage à Toulon. Mais une polémique est née avec des associations de défense de l'environnement, qui exigeaient que le bateau - qui contient plus de 200 tonnes d'amiante - soit entièrement, et non partiellement, désamianté avant d'être livré aux démolisseurs. Saisie par des associations, la justice a conclu, par une décision de la Cour d'appel de Paris du 11 octobre, que le juge judiciaire n'était pas compétent pour trancher le litige. Greenpeace a, la semaine dernière, mené une dernière action spectaculaire sur le navire à Toulon, pour "demander officiellement au gouvernement français de désamianter entièrement le Clemenceau au lieu de vouloir l'exporter en Inde". Jeudi, le ministère de la Défense a répondu qu'il "n'était pas possible sur le plan technique" de poursuivre le travail de désamiantage déjà accompli "sans menacer la structure du navire". "Certains ont fait valoir que nous ne respections pas la convention de Bâle (qui s'applique au transport de déchets dangereux). Or l'ex-Clemenceau en tant que bâtiment de guerre n'est pas un déchet", a souligné M. Bureau. Le chantier de démantèlement, dirigé par la société SDI (Ship Decommissioning industries, filiale du géant allemand Thyssen-Krupp), a reçu les certifications ISO aux titres du management et de la protection de l'environnement, a fait valoir M. Bureau. "C'est probablement l'un des rares chantiers en Inde ayant ces labels. Les cadres ont été formés en France. Les normes qui y seront appliquées sont équivalentes aux nôtres", a-t-il conclu. Greenpeace et la Fédération internationale des droits de l'Homme dénoncent régulièrement l'exportation vers le Sud, principalement vers l'Asie, de navires en fin de course dont le Nord ne veut plus.