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UN CHOIX VARIE DE SPECTACLES DE DANSE A PARIS POUR LES FETES DE FIN D'ANNEE

jean-jacques rolland

Si l'opéra et le symphonique sont en vacances à Paris pendant la période des fêtes de fin d'année, la danse en revanche occupe largement le terrain, avec des spectacles aux esthétiques fort variées, des pointes académiques au flamenco en passant par le butô.Il est ainsi loisible de voir deux versions du "Lac des cygnes", l'une académique, l'autre parodique. On reste dans l'académisme avec "La petite danseuse de Degas" par le Ballet de l'Opéra de Paris. On s'ouvre sur le monde extérieur avec les "Sabores" (Saveurs) de la danseuse et chorégraphe de flamenco l'Espagnole Sara Baras et avec "Graine de cumquat", l'acte de naissance de la compagnie de butô japonais Sankai Juku.  Le Ballet de l'Opéra reprend la version du "Lac des cygnes" selon Marius Petipa que lui a laissée en dépôt son ancien directeur de la danse Rudolf Noureev. Il y fait alterner sept couples d'étoiles maisons, de deux étoiles russes invités et des espoirs de la compagnie, encadrés par un corps de ballet aux alignements frémissants et jamais raides (Opéra Bastille jusqu'au 12 janvier). 
 De Grande-Bretagne a débarqué, pour la première fois à Paris, une interprétation désopilante du "Lac des cygnes" signée Mathew Bourne, toujours sur la musique de Tchaïkovski. Le prince, lassé des prétendantes à sa main, tente de se suicider dans un lac d'où émergent non pas des cygnes mais des êtres plutôt faunesques, un d'entre eux l'entraînant dans un amour impossible. Cette version est plaisante, malgré sa triste fin, et riche en clins d'oeil pour ceux qui connaissent l'original (Mogador, jusqu'au 8 janvier).
 Une autre partie du Ballet de l'Opéra fait, avec "La petite danseuse de Degas" (chorégraphiée par son maître de ballet Patrice Bart), revivre la vie du modèle qui servit au peintre-sculpteur : une plongée dans les coulisses de l'Opéra de Paris à la fin du XIXe siècle (Palais Garnier jusqu'au 30 décembre).
 Sara Baras, entourée de danseurs et de musiciens-chanteurs, donne ses lettres de noblesse au flamenco avec une suite de danses plus endiablées les unes que les autres (Théâtre des Champs-Elysées jusqu'au 30 décembre).
Le chorégraphe japonais Ushio Amagatsu transmet à une nouvelle génération de danseurs butô son savoir-danser angoissé dans "Graine de cumquat" (Théâtre de la ville, du 27 au 30 décembre) 

Le Ballet de l'Opéra reprend la version du "Lac des cygnes" selon Marius Petipa que lui a laissée en dépôt son ancien directeur de la danse Rudolf Noureev. Il y fait alterner sept couples d'étoiles maisons, de deux étoiles russes invités et des espoirs de la compagnie, encadrés par un corps de ballet aux alignements frémissants et jamais raides (Opéra Bastille jusqu'au 12 janvier).  De Grande-Bretagne a débarqué, pour la première fois à Paris, une interprétation désopilante du "Lac des cygnes" signée Mathew Bourne, toujours sur la musique de Tchaïkovski. Le prince, lassé des prétendantes à sa main, tente de se suicider dans un lac d'où émergent non pas des cygnes mais des êtres plutôt faunesques, un d'entre eux l'entraînant dans un amour impossible. Cette version est plaisante, malgré sa triste fin, et riche en clins d'oeil pour ceux qui connaissent l'original (Mogador, jusqu'au 8 janvier). Une autre partie du Ballet de l'Opéra fait, avec "La petite danseuse de Degas" (chorégraphiée par son maître de ballet Patrice Bart), revivre la vie du modèle qui servit au peintre-sculpteur : une plongée dans les coulisses de l'Opéra de Paris à la fin du XIXe siècle (Palais Garnier jusqu'au 30 décembre). Sara Baras, entourée de danseurs et de musiciens-chanteurs, donne ses lettres de noblesse au flamenco avec une suite de danses plus endiablées les unes que les autres (Théâtre des Champs-Elysées jusqu'au 30 décembre). Le chorégraphe japonais Ushio Amagatsu transmet à une nouvelle génération de danseurs butô son savoir-danser angoissé dans "Graine de cumquat" (Théâtre de la ville, du 27 au 30 décembre)  
 
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