NICOLAS SARKOZY A NICE ET SOPHIA ANTIPOLIS POUR LE PLAN ALZHEIMER
04
févr.
2008
Le président de la République française, Nicolas Sarkozy,s'est rendu à Nice vendredi 1er février à Nice,pour visiter la Villa Hélios Saint-Jean, et a été accueilli par
Edouard Perret, son directeur.Il était accompagné de, Dominique Vian, préfet des Alpes-Maritimes, de Christian Estrosi, secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer, président du Conseil général des Alpes-Maritimes, et candidat officiel de l'UMP aux municipales de la ville de Nice, et de Jacques Peyrat, ainsi que Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, de Valérie Létard, secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité, pour annoncer les grandes orientations et les moyens affectés à la mise en oeuvre du plan Alzheimer.
Cet établissement de l'Ordre de Malte France est le
seul de la région accueillant exclusivement des personnes âgées atteintes de la maladie Alzheimer.Elle héberge 96 personnes âgées dépendantes, dont 16 en accueil de jour.Cette structure est
organisée en secteurs préférentiels.Les résidents peuvent librement y préparer leur repas, se promener, lire, peindre, jardiner, écouter de la musique, effectuer des travaux manuels.
Une équipe familiale de 50 personnes (médecins, infirmiéres, ergothérapeutes, ortophonistes...) assure la prise en charge de chacun des résidents, afin de lutter contre l'évolution de la maladie.

Puis le président Nicolas Sarkozy s'est rendu à Sophia Antipolis (proche d'Antibes) à l' Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire (IPMC) pour rencontrer les chercheurs de l'unité spécialisée dans la recherche des causes de dégénérescence, dirigée par le professeur Frédéric Checler.
C'est ensuite, dans l'Amphithéâtre du Ceram(Centre d'Enseignement et de Recherche Appliqués au Management), accompagné de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des
Sports, que le chef de l'Etat a dévoilé les dix mesures "phare" plan Alzheimer 2008-2012, plan qui s'appuie sur les propositions faites par la commission présidée par le professeur Jöel Ménard, ce
plan vise à "améliorer le diagnostic" de la maladie,"mieux soigner, mieux accompagner" les malades,"aider plus et mieux" les familles et"chercher plus vite".
Ce plan prévoit un budget de 1,6 milliard d'euros sur cinq ans pour améliorer la prise en charge des malades, ainsi que la recherche, dont 300 millions pour 2008.

"Aujourd'hui il y a un plan Alhzeimer pour cinq ans.C'est un engagement durable pour l'Etat dans la lutte contre la maladie.C'est un engagement personnel"."J'ai essayé de présenter un plan global qui n'oppose pas le patient et les aidants, le présent et l'avenir, la recherche et l'accompagnement, mais qui mobilise tout le monde dans un seul objectif: trouver les moyens pour stopper cette maladie et faire en sorte que ceux qui en souffrent aujourd'hui vivent le mieux possible".

Le chef de l'Etat a aussi annoncé la création d'une" Fondation de coopération scientifique" chargée de fédérer la recherche sur la maladie d'Alzheimer, pour l'heure incurable et très invalidante, qui touche quelque 860.000 personnes en France.Le plan prévoit aussi de créer en 2008, 2.125 places d'accueil de jour et 1.125 places d'hébergement temporaires.
"C'est pour cela (le plan Alzheimer) que j'ai décidé, et je l'assume, de créer des franchises médicales, les moyens, je ne peux pas les fabriquer(...) ceux qui ne veulent pas des franchises, qu'ils viennent dire aux Français comment on finance des dépenses supplémentaires" a lancé Nicolas Sarkozy, à ceux qui notamment à gauche, ont critiqué cette mesure qui doit rapporter 860 millions d'euros par an.
Très attendue, l'annonce du plan, qui avait été retardée de plus d'un mois, a suscité la satisfaction mesurée de l'association France-Alzheimer.
"Globalement, ce plan a des avancées significatives", s'est réjouie sa présidente, Arlette Meyrieux, Il faut voir quelles sont les modalités, comment ça va se mettre en place, avec quels moyens".
Nicolas Sarkozy a anticipé ces réserves en annonçant que
le gouvernement ferait le point de l'application du plan tous les six mois."Si on s'est trompé, on changera.Si on n'a pas mis suffisament, on remettra.Si il y a des choses à modifier, on modifira"
a-t-il promis, "ce plan j'y crois".Quarante-quatre mesures.
Selon l'association de familles de malades France-Alzheimer, un million de personnes en France sont atteintes par cette maladie, mais pour seulement la moitié d'entre elles, le diagnostic a été fait.

Chaque année, 225.000 nouveaux cas de la maladie d'Alzheimer se déclarent en France et, selon les prévisions de l'insee, près de 1,3 million de personnes seraient atteintes d'ici 2020, soit un Français de plus de 65 ans sur quatre.
Le président de la République a confié à Madame Florence Lustman, la mission d'animer et de coordonner la mise en oeuvre du plan, ainsi que d'établir les indicateurs qui permettront de suivre son avancée et d'évaluer ses résultats.
Et de conclure que "l'attente est d"autant plus grande que le budget 2008 de l'Assurance Maladie pour les personnes âgées est porteur de nombreux reculs par rapport aux engagements du gouvernement précédent, et de restrictions inaceptables par rapport aux dépens de nombre de nos âinés".




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