Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
TVPACA.com TV reportage, presse, événements, actualités, patrimoine méditerranéen, production, art, culture, luxe, festivités etc ... toute la Côte d'Azur, Paris, Principauté de Monaco,

les nationalistes corses ANDRIUZZI et CASTELA de retour à BASTIA

jean-jacques rolland

 Les militants nationalistes corses Vincent Andriuzzi et Jean Castela sont arrivés peu avant 23H00 mardi à l'aéroport da Bastia, où quelque 350 à 400 personnes les attendaient après leur remise en liberté décidée en début d'après-midi par la Cour d'appel de Paris.

Les deux hommes, acquittés le 22 février pour l'assassinat du préfet Erignac, avaient quitté la prison de Fresnes (Val-de-Marne) où ils étaient détenus vers à 19H00, avant de décoller pour la Corse à bord d'un airbus A 320 de la compagnie Corse-Méditerranée.

Jean Castela, 46 ans, avait pris place au premier rang aux côtés de Jean-Philippe Antolini, condamné à dix ans lors du premier procès Erignac, en liberté conditionnelle et un des porte-parole des comités anti-répression. Au deuxième rang Vincent Andriuzzi, 50 ans, était assis aux côtés de son épouse.

Dans le hall l'aéroport, les sympathisants et amis des deux hommes, ainsi que des militants du syndicat nationaliste STC (syndicat des travilleurs corses) avaient deployé les drapeaux à tête de maure, ainsi que deux banderoles qui rappelaient leur profession: Jean Castela "enseignant", Vincent Andriuzzi "enseignant". Ils ont été chaleureusement applaudis sous les embrassades, alors que l'assistance entonnait le "Dio ve salve regina", considéré comme l'hymne corse par les indépendantistes.

Les deux hommes qui s'étaient une première fois exprimé à leur sortie de la prison de Fresnes, ont déclaré que "leurs premières pensées allaient aux militants nationalistes". "Il faudra trouver une solution politique pour arriver à leur libération" ont-ils ajouté, en précisant qu'ils allaient passer les prochains jours à côté de leurs proches.

Jean-Guy Talamoni président du groupe Unione naziunale à l'Assemblée de Corse était venu accueillir les deux hommes, en compagnie notamment de l'épouse de Jean Castela et de Vincent stagnara, un des avocats de ce dernier.

La cour d'appel de Paris s'est prononcée mardi pour la remise en liberté de Vincent Andriuzzi et Jean Castela. Les deux enseignants avaient été acquittés en appel, le 22 février, dans l'affaire Erignac, mais condamnés respectivement à 8 et 10 ans de prison pour des attentats commis en 1994. Le parquet général a déposé un pourvoi en cassation contre leur acquittement.

Ils seront soumis à un contrôle judiciaire avec comme obligations de ne pas sortir du territoire national, de ne pas détenir ou porter d'armes et de répondre à toute convocation de l'autorité judiciaire, a précisé la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris qui a rendu l'arrêt de remise en liberté.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires